WEST JERUSALEM
« ABOUT JERUSALEM MICROCOSM »
Courte nuit pour les derniers couchés. Passons par la porte de Damas pour rejoindre l’AIC, première association que nous rencontrons ici.
Sur le trajet, notre guide du jour rapporte les propos d’un autre groupe, de Génération Palestine, qui rentre d’Hébron : « camp de Hébron très dur, ils entendent les incursions nocturnes des soldats israéliens. Il y a eu cinq morts hier soir ».
Préliminaire Un.
Rencontre avec une référente internationale. Ce qui nous est présenté en tout premier, c’est la situation impossible des Palestineins à l’intérieur de Jérusalem, “résidents” mais non citoyens, sous une comptabilisation obligatoire, “tenaillés entre le sentiment de trahison et la nécessité de tenir la ville “.
C’est le problème des routes interdites, des tunnels délabrés, pas aux normes, construits uniquement pour multiplier les contrôles.
C’est l’aspect planifié, la destruction organisée : l’occupation.
C’est une phrase comme “la situation empire “. Les problèmes politiques intra-palestiniens, les conflits entre partis et dans les partis, la corruption des gouvernements. C’est que “malgré les promesses à répétition, rien ne change. “
C’est la réponse à la question “que pensez-vous pour le futur ?” : “Nothing “.
C’est la multiplication des checkpoints, de 300 à plus de 600 en quelques années.
C’est l’impossibilité de travailler pour les Arabes. C’est l’exode, dès que possible.
Préliminaire Deux.
Entrevue croisée entre deux groupes, nous qui arrivons, et un groupe de Génération Palestine, qui parle des manifestations de Bil’in, des gaz très violents.
Des tirs à balles réelles sur les manifestants internationaux, ce qui est nouveau.
Du problème itératif de la présence ponctuelle : l’hiver, il n’y a pas d’internationaux, donc les incursions des soldats dans les maisons sont quotidiennes.
Du découpage ahurissant.
“Chaque famille à Bil’in a eu au moins une personne arrêtée. Un Palestinien, père de huit enfants, s’est fait tirer dessus cinq fois. Il revient en manifestation et secoue les grillages. Un autre, paralysé suite à une balle dans le rachis, revient contre le mur, dans son fauteuil électrique.”
De vivre dans la peur.
Et puis, aussi, des invitations, des bons accueils, de la nourriture, seule façon de gâter ceux qui viennent manifester.
Retour sur la route. Ma nouvelle amie, H., me parle alimentation, et m’explique que les Palestiniens sont obligés de vendre des produits israéliens, à cause du blocus.
Une remarque linguistique.
L’intégralité du séjour se passera soit en anglais, soit en arabe. Anglophone tendance « globish » mais pas bilingue, mais pas arabophone, je m’en remets à mon anglais assez standard et aux traductions de ceux de mes collègues qui parlent arabe. La majorité des personnes que nous rencontrerons, cela dit, parlera un anglais simple et clair, en roulant les R, que tout le monde saisit.
Je reprends le rapport de H. sur la présentation de la situation à Jérusalem, de son nom arabe Al Quds, par l’AIC -en italique, mes ajouts :
Notre premier contact avec une association se passe à Jérusalem Est. Un membre de l’AIC nous explique le cas unique de Jérusalem :
Jérusalem est représentative du conflit palestinien dans son ensemble. La ville, à elle seule, regroupe les différentes stratégies de colonisations sur la Palestine.
L’une de ces particularités réside en sa situation de ville sainte pour les trois religions monothéistes. De nos jours, une minorité hindouiste y vit.
« About Jerusalem microcosm… », il nous est précisé que certains éléments du conflit n’existent qu’à Jérusalem. Cette ville a, de tous temps, été une cité multi-ethnique et multiculturelle.
Accueillant des pélerinages du monde entier.
La séparation en « quatre quarts » de la Vieille Ville (à savoir : quartier juif, quartier musulman, quartier arménien, quartier chrétien) vient des Britanniques, qui ont imposé une séparation religieuse dans toute la vieille Palestine, afin de détruire le multiculturalisme ottoman.
Cependant, cette réalité multi-ethnique et multiculturelle continue d’exister, il n’y a pas vraiment de séparation jusqu’en 1948.
En plus de cette particularité, son état actuel est le résultat de plusieurs colonisations occidentales et d’un morcellement découlant des stratégies militaires des pays qui ont contribué à la colonisation sioniste.
En 1917, les Britanniques veulent détruire la culture ottomane par tous les moyens. Ils commencèrent par la séparation légale des trois religions monothéistes qui jusqu’alors avaient des droits similaires d’ou l’actuelle ségrégation instaurée sur le territoire par les sionistes.
En 1948, la situation est multiculturelle mais des lors Al Quds est victime de l’épuration ethnique dirigée par les colons.
Alors commence la tuerie et l’expatriation des Palestiniens non juifs d’est en ouest. La Naqba (en arabe = la catastrophe).
Il poursuit sur la Naqba.
En 48, les Palestiniens de West Jerusalem sont déportés par des milices paramilitaires, quelle que soit leur confession religieuse, vers East Jerusalem (ici je n’ai pas compris la même chose qu’H. apparemment).
Ainsi la plupart des juifs de Jérusalem sont des immigrants, de première, deuxième ou troisième génération ; ils prennent les maisons palestiniennes en 1948, la « Old City » à l’est de la ligne verte ; la majorité des juifs vivent dans West Jerusalem.
Après la guerre de 1967, vient l’occupation de la Cisjordanie et les annexes administratives, dont le but est de « prendre un maximum de terres avec un minimum de personnes », c’est-à-dire en évitant les villages. Ce qui amène à la proportion de population à Jérusalem de 72% d’Israéliens pour 28% de Palestiniens.
Les changements de l’après guerre, est un système administratif complètement changé et favorisant la population de confession juive afin d’annexer Jérusalem ouest. Ainsi le nouveau gouvernement prend les terres les plus vastes avec une densité minimum.
En 1967, Al Qods est habité par 28% de palestiniens et 72% de Juifs. Les colons prennent les champs et laissent les maisons.
Le nouveau gouvernement maintient les nouvelles frontières.
Cette proportion est à noter car à partir de 1967, le gouvernement cherche à la maintenir, alors même qu’une famille palestinienne a en moyenne 6 à 11 enfants, versus 3 ou 4 en moyenne pour une famille israélienne.
Et il y a un élément socioculturel (parmi d’autres, certes). Tel Aviv est alors la ville de l’industrie, des technologies, la capitale financière. Jérusalem, c’est l’Université. Les israéliens ne souhaitent pas y vivre, il n’y a ni plage ni industrie, c’est trop religieux. Cependant il faut maintenir le taux 72 / 28. Pour ce faire…
Les colons et leur gouvernement ont recours à plusieurs stratagèmes afin de maintenir la densité de la population palestinienne au plus bas alors que la population sioniste refuse d’y vivre.
a) les mariages
Il est interdit aux Palestiniens des territoires indexés de se marier avec la population externe de Jérusalem, les « Palestiniens de l’extérieur ».
Un enfant issu d’un mariage dont l’un des parents vient d’ailleurs que Jérusalem ; ne sera considéré comme originaire de Jérusalem. Donc si des Palestiniens parviennent à négocier (avec difficultés) pour obtenir le statut de résidents, leurs enfants n’auront pas le statut de résident.
b) les constructions
Il est interdit à un palestinien de bâtir dans la ville. Toute construction palestinienne est interdite à East Jerusalem. Les Palestiniens ne peuvent pas construire d’immeubles. Les permis de construire ne sont pas délivrés.
c) l’implantation de colonies à East Jerusalem
De nouvelles colonies sont régulièrement bâties pour encourager les immigrants à venir s’y installer. Les immigrants sont souvent très religieux, il y a des français.
Même si les colons refusent de s’y installer, une grande partie d’entre eux y ont une résidence secondaire. Le phénomène des résidences secondaires font une « ville fantôme » en hiver.
A propos de l’aide à l’installation, S. souligne le passage de l’Etat-providence au néolibéralisme, au privé. Si l’on veut investir, il faut apporter 15% du montant de la maison, excepté à East Jerusalem. Les intérêts privés sont supportés par l’Etat (?).
Par exemple, à Bilin, une société de construction privée a demandé à l’armée d’avancer le Mur de 700 mètres pour construire. Mais la résistance à Bilin a mis au jour le lien avec l’armée, la compagnie a fait banqueroute.
Dans un premier les appartements étaient bradés puisqu’ils appartenaient au gouvernement qui voulait attirer une population juive qui venait de l’étranger. Lorsque les appartements étaient vendus par des sociétés, leur prix augmentèrent. Ce qui explique les quartiers riches et les pauvres qui sont actuellement présents à Jérusalem.
Bil’in, un village non loin de Ramallah, a levé le voile sur le lien frauduleux entre le gouvernement et une société de construction qui construisait la partie pauvre de Jérusalem. Les maisons construites suite à cette fraude furent détruites notamment à Jérusalem, Har Hamo, Givat Hamatos, Gilo.
Les nouvelles constructions dans la Vieille Ville ainsi qu’autour du Mur constituent des formes de mini-colonies. L’objectif de la localisation de ces points est d’encercler Jérusalem, afin de créer des enclaves palestiniennes, et les séparer les unes des autres. Il existe déjà sept enclaves fermées, isolées dans East Jerusalem, avec des checkpoints.
A ce moment, A. me fait part de la ressemblance de cette technique « immobilière » avec la situation en Grèce à une époque. « Les grecs ont fait un peu pareil avec les Turcs, pour les faire partir. Les permis, les enclaves. »
Projet de nouvelles colonies autour de Jérusalem :
Agrandissement de Maale Adumin qui est déjà la plus grande colonie israélienne. Les bédouins sont coincés entre Jérusalem et cette colonie, construite comme une fourmilière.
A la sortie du service militaire, une aide de 500 euros est offerte aux israéliens.
Une aide financière est également attribuée a toute personne de confession juive venant s’installer sur les terres colonisées.
* sur notre gauche, West Jerusalem… *
Toujours à Jérusalem, nous partons vers une colonie autour de la ville, rutilante. Il faut passer le deuxième cercle, puis le troisième cercle.
Sur la route, on se retrouve sur la « ligne verte ».
West Jerusalem à gauche de la voie, East Jerusalem à droite.
Le contraste est cinglant, caricatural, presque vulgaire. Les résidences neuves et modernes font face aux taudis et bâtiments délabrés. (Où l’on constate, et cela se reproduira, que les enfants arabes sont, eux, dehors).
* …et sur notre droite, East Jerusalem *
Nous traversons un quartier entièrement reconstruit sur les ruines de l’ancien quartier palestinien, totalement détruit. Un millionnaire californien nommé Moskovicz, faiseur de casinos, fait construire tout un pan de cette terre pour installer une colonie. Mais l’affaire est encore en jugement, les maisons palestiniennes « dessus » ont un ordre de destruction qui nous est posé comme « très aléatoire ».
En fait, il existe des titres de propriété, grâce à la civilisation ottomane, visiblement très bureaucrate. Des papiers de la période ottomane prouvent donc bien, juridiquement, que ces logements appartiennent aux familles palestiniennes depuis le … XVIIe siècle.
Il faut ajouter à cela la construction du tramway (pour laquelle la participation de l’entreprise française Véolia a fait tant de remous), qui traverse et fait une saignée en plein milieu de East Jerusalem, mais qui n’est pas d’utilité aux Palestiniens puisque ce tramway est censé desservir uniquement les colonies.
Sur la gauche (West J.) de toujours la même route, on voit un hôtel, construit exactement sur ladite ligne verte, dans – à nouveau- une volonté d’avancer les limites.
* camp de réfugiés de Shout Jarrah *
« ENJOY THE VIEW »
Face au camp de Shout Jarrah
Pour en avoir écrit alors une partie, je reprends ici en partie le compte-rendu de mission, et le complète de mes notes.
Ensuite, nous visitons une colonie.
Alors que les Bédouins délaissés à leur sort vivent dans des bidonvilles sous une chaleur étouffante, les grandes maisons de Maale Adumin dominent l’endroit de par leur hauteur et leur taille.
Le long du trajet, de plus en plus surréaliste, le contraste est glaçant, comme dans un film grossier, entre Jérusalem Est et Ouest.
H. : « Dans le bus, au moment de traverser la ligne verte, je me suis sentie comme si j’avais traversé un mur, qu’on connait, qui fut imposé dès la création d’Israël. »
En pénétrant dans la colonie, on passe par une espèce de route surréaliste, flambant neuve au milieu des cailloux et du rien, qui sillonne entre les collines, et qui ne mène nulle part sauf à un poste de poste planté au milieu d’un talus, à l’exacte place d’un mirador.
Notre guide nous détaille les structures autour de nous : on atteint une esplanade correspondant à un « faux hôtel », immeuble administratif construit juste le temps d’une réception pour les media, et détruit dans la foulée, une fois que la zone alentour est estampillée colonie. Il parle de manipulation médiatique totale. De plus, désormais la zone est israélienne.
F. : « on reste plantés là, face au seul camp de refugiés intra Jérusalem, Shout Jarrah. Agrégat de bâtiments gris, abîmés, entassés derrière le mur. Aucun espace pour vivre ; et de vastes étendues vides de l’autre côté. Fait volontaire, pour le contrôle de la population. Le tout-à-l’égout a été explosé par la construction du Mur, qui a détruit les tuyaux, entraînant de graves problèmes sanitaires dans le camp ». L’eau, stagnante, favorise la transmission de maladies.
Une précision hospitalière de notre compagnon. « Quand les Palestiniens attrapent ces maladies, ils vont à l’hôpital, les traitements y sont très chers, et de plus, au retour, pour être sortis du camp, ils ont alors perdu leur statut de ‘résidents’, alors qu’en fait, ils sont chez eux... »
f. « d’un côté, les bâtisses neuves, immeubles clinquants, maisons style Bouygues, occidentales jusqu’au bout des tuiles (toits roses pentus… européens, alors qu’il ne pleut jamais ici), forêts de conifères néo-plantées. En face, le camp. Entre les deux, le ruban du mur raye nos cornées. La vision du mur nous ferait presque taire, autre ruban dans ma tête : le mur est réel. Le mur est réel. »
Taudis sur les flancs pierreux. Bédouins déportés. Silence dans le véhicule. Chaleur sèche, frontale, sur les baraques de tôle.
On accuse un peu le coup.
f. : « la tôle chauffée à 50°, mais c’est invivable. L’idée que des enfants grandissent là-dessous m’est insupportable. »
* l’esplanade du “faux hôtel” et le poste de police en fond *
Suite, en plein milieu de la colonie.
Le quartier est un décor de carton-pâte. Trottoirs nickel, petits massifs fleuris. Tout est fait pour donner, en cachant le ghetto, une impression de normalité et de douces vacances. Une grande fontaine, posée dans ce quartier si faux, lui-même posé en plein désert gaspille son eau dans la chaleur tapante (…et en pleine guerre de l’eau) sous une sculpture stylisée représentant une colombe de la paix et un globe terrestre.
Nos globes oculaires n’en croient pas leurs yeux, nous revenons sur le déni de la société israélienne, sur la volonté de donner une apparence de normalité, en replantant 500 m plus loin les oliviers pluriséculaires arrachés a la terre de Palestine.
Par rapport aux arbres, outre la forêt de conifères et les oliviers déracinés, et replantés sur les rond-points coloniaux, pour l’aspect ‘ancien’ et ‘autenthique’, il faut également évoquer tous les arbres qui étaient sur le futur emplacement du mur, et qui ont été arrachés pour être replantés sur les trottoirs de la colonie.
Sur le côté, une route spéciale pour les Juifs, une route pour les Palestiniens. La seule qui puisse encore relier la Cisjordanie du nord au sud.
Parfois le mur scindant, au milieu de la route mais bien plus souvent au milieu des têtes. Insensiblement on se met à penser en dualité pour tout.
* vieil olivier de récent rond-point *
Check point, au retour. Nous disons, pas dupes, que nous sommes allés faire un tour, nous balader. Le soldat, pas dupe non plus, pas stressé, fait semblant de nous prendre pour des touristes. « You enjoy the view ? » se moque-t-il froidement. Ce n’est pas drôle, vraiment.
…On a profité de la vue, oui. Et du point de vue. Il aura fallu cela pour intégrer la réalité du mur, dans le béton et dans les mentalités.
Ambiance animée, vérifications permanentes entre nous pour s’assurer qu’on a bien compris la même chose, ce qu’on a ressenti aussi. On en est encore, pourtant, à se féliciter de notre éclectisme, se disant que c’est tout ce qu’on peut apporter. Gentils Français que nous sommes… (cela va bien se décanter, les jours passant).
Réflexions routières.
« Comment font-ils, tous ? » est la question qui revient le plus souvent à nos lèvres. « Comment font donc les Palestiniens pour ne pas se décourager, pour ne pas devenir fous ? »
To resist is to exist, est une phrase croisée depuis hier, qui semble une des seules réponses valides.
Et comment font les Israéliens pour ne pas mourir de honte face à leurs actions et exactions, pour ne pas remettre en question leur système d’occupation et d’étouffement inexorable ? En glorifiant l’armée, nous répond-on ; en ciblant leur identité collective sur la lutte contre le terrorisme, ou ce qu’ils qualifient de tel.
Comment font les colons pour accepter de vivre là, d’accepter d’être pile en face du camp sans vouloir le voir ? En leur permettant l’ascension sociale, l’accès au logement, à la grande maison, et sans les 15% d’apport financier exigibles partout ailleurs. C’est un piège socio-économique et humain.
L’on voit ici, en effet, une représentation ‘Jérusalemesque’ du processus en cours dans toute la Cisjordanie (souvent appelée West Bank). Le but de l’occupant est en premier lieu d’implanter des noyaux de mini-colonies, par tous les moyens, puis de relier les noyaux entre eux, d’encercler ainsi peu à peu les territoires palestiniens et enfin de multiplier les enclaves.
Remarque mentaliste.
La pensée double, pensée clivée, est une des choses les plus difficiles à admettre, à supporter, une des toutes premières à s’installer en soi pourtant, et des dernières à partir -quand ça part et si ça part. Il faut tout penser « en deux », ici. La langue. Shalom, Salam (bonjour). Todah, Shokran (merci). Les bus. Les panneaux. Les gens. Les sous (et les différences de prix appréciables selon la langue qu’on utilise). Les cartes de téléphone. Les mémoires de photos. Toujours penser en deux, toujours un trait, un mur au milieu de l’oeil. Epuisant, psychotique. Et, plus que tout, la pression de l’aléatoire. Mais on y reviendra ensuite.
Pour l’heure, c’est la tentative impossible d’accepter que ce que je vois est juste réel. On lève un mur autour d’un quartier, autour des immeubles, et l’intérieur en devient un camp de réfugiés. Aussi simple et tordu que ça.










psycheinhell a dit,
7 août 2010 à 10:01
“Parfois le mur scindant, au milieu de la route mais bien plus souvent au milieu des têtes. Insensiblement on se met à penser en dualité pour tout.”
……
(Pardon de réagir en cours de route sur ce chemin personnel, et pour ne rien dire en plus. Il y a un tel mur de brouillard, de brouillage, depuis l’étranger, autour de la réalité dure et brute de ce mur omniprésent, ça claque à la gueule quand des éléments pour aider à percuter percent tous les barrages d’incompréhensions et de mal-perception…)
petitefa a dit,
7 août 2010 à 11:48
Pas de souci pour les réactions en cours de route, c’est fait pour ça – justement. :)
(Et thx de me faire l’honneur du commentaire inaugural ^_^)
Tu sais, plus ça sort comme ça, spontanément, plus c’est intéressant, tu te souviens des étoiles de mer… (moi j’ai beaucoup pensé à cette tienne image en finissant tout ça)
Donc tu ne dis pas du tout ‘rien’ présentement, pas du tout. :) Et je me souviens aussi de ce terme de ‘brouillage’ que tu as déjà utilisé quand on en discutait… écoute, je ne sais pas du tout si cela va lever le brouillard et le brouillage, cela risque même de susciter encore plus de questions – bon, si c’est le cas, j’ai envie de dire “c’est gagné”, enfin, un des buts est atteints, quoi.
Merci à toi de ta lecture en tout cas :)
- et j’en profite pour dire que je n’en voudrai strictement à personne de ne pas tout parcourir, même en plusieurs fois, car c’est très long et au niveau de la dureté ça va crescendo (j’aurais peut-être dû faire un genre d’avertissement à propos de ça).